Rosé de Nymphe associé à la haute gastronomie
Par Bernard Van De Kerckhove
En mars dernier, de nombreux chefs se sont rendus en province, à Cognac, pour la première fois pour le célèbre guide rouge et la remise de ses prix annuels. Tous étaient impatients de découvrir la sauce vedette qui allait être dégustée. Tour à tour, c'est à nous de découvrir les plats de ceux qui mijotent ce jour-là, en attendant les résultats.
Restaurant Le Meurice Alain Ducasse** (Paris)
Le chef Amaury Bouhours officie dans ce palais historique dont le décor du restaurant a été orchestré par Philippe Starck. Il nous offre une superbe dorade de Noirmoutier à peine cuite, accompagnée de carottes d'Allonnes, de soucis et de yaourt fumé. L'idéal aurait été un accord mets-vins à base de saké Nakamura de la préfecture de Kanagawa, associé au jus de lait Tiger présent dans le plat et relevé de piment d'Espelette et de gingembre, un clin d'œil à la cuisine Nikkei, fruit de la rencontre des cultures péruvienne et japonaise. Le chef ne nous en voudra pas d'avoir choisi pour l'occasion une rose de saison au nom prometteur : « Rose de nymphe Émue » de Maris (AOC Languedoc).